Le classement des écoles de commerce Le Figaro 2019

Le Figaro a publié son dernier classement des écoles de commerce françaises. Sur une quarantaine d’universités renommées, trois établissement franciliens sont mis à l’honneur par le grand quotidien français. Le classement annuel permet de bien choisir son école de commerce en fonction de son budget et de son projet professionnel. Explications.

38 écoles triées sur le volet

A chaque fois, c’est un classement attendu par les établissements, les anciens élèves et les lycéens qui recherchent leur voie dans les domaines du commerce et du management. Chaque année, le journal Le Figaro fait la part belle aux meilleures écoles de commerce françaises. En tout, ce sont près de 38 écoles délivrant le grade de Master aux diplômés qui ont été passées au peigne fin par la rédaction du Figaro étudiant. Trois facteurs – au lieu de quatre les années précédentes – ont spécifiquement été pris en compte par les créateurs de l’index annuel :

  • L’excellence académique jaugé sur le nombre de professeurs et de docteurs dans le corps enseignant ou encore les reconnaissances et les distinctions internationales du type Visa, Equis ou AACSB.
  • Le rayonnement à l’étranger à l’image de la durée d’études ou de stages à l’international, le nombre d’étudiants étrangers et le nombre de campus aux quatre coins du globe.
  • Les relations avec le monde professionnel estimé avec le pourcentage d’alternants et la durée des périodes d’alternance en entreprise.

Un point commun unit les différents établissements aussi bien parisiens que provinciaux : 36 établissements sur 38 proposent des cours en anglais. Seules l’Idrac de Lyon et la Brest Business School ne dispensent pas de cours dans la langue de Shakespeare.

Le classement des écoles de commerce 2019

Sur les dix premiers écoles récompensées, trois établissements sont situés en Île-de-France. Comme l’année dernière, les célèbres écoles de l’HEC (Jouy-en-Josas), l’Essec Business School (Cergy-Pointoise) et l’ESCP Europe (Paris) occupent le podium. En effet, par rapport au précédent classement des écoles de commerce, les cinq premiers dont font partie ces établissements n’ont pas changé de place.

Le top 10 des établissements (et leur évolution par rapport à 2018) :

  1. HEC Paris (=)
  2. Essec Business School (=)
  3. ESCP Europe (=)
  4. Ecole de Management de Lyon (=)
  5. Edhec Business School (=)
  6. Grenoble Ecole de Management (-1)
  7. Skema Business School (+1)
  8. Audencia Business School (-1)
  9. Kedge Business School (+1)
  10. Neoma Business School (+1)

Comment bien choisir son école de commerce ?

Le choix d’une école de commerce est grandement influencé par la localisation. Mais, dans un contexte de mobilité géographique, les étudiants formulent leurs vœux par rapport à la notoriété de l’école mais aussi pour son coût et la possibilité de suivre le cursus par la voie de l’alternance.

Les cinq meilleures écoles sont aussi les plus chères

Ce n’est pas une surprise : les cinq écoles placées en tête du classement des écoles de commerce élaboré par Le Figaro sont aussi les plus chères. Le coût moyen annuel d’une inscription à l’HEC est de 15 475 euros. L’Essec coûte, en moyenne 14 500 euros et l’inscription à l’ESCP Europe est évaluée à près de 14 400 euros. A l’inverse, les centres de formation les moins chers n’occupent pas nécessairement les dernières places. Par exemple, l’Institut Mines-Télécom Business School, basée à Evry, ne requiert « que » 6 800 euros de frais annuels. Anciennement appelé Télécom Ecole de management, elle est située à la dix-septième place du classement général des écoles de commerce.

Les 10 écoles les plus chères, en moyenne, par an :

  1. HEC Paris : 15 475 euros.
  2. Edhec Business School : 15 100 euros.
  3. Ecole de Management de Lyon : 14 667 euros.
  4. Essec Business School : 14 500 euros.
  5. ESCP Europe : 14 400 euros.
  6. Grenoble Ecole de Management : 12 890 euros.
  7. Audencia Business School : 12 067 euros.
  8. Kedge Business School : 11 880 euros.
  9. Neoma Business School : 11 833 euros.
  10. Montpellier Business School : 11 400 euros.

Les établissements qui accueillent des alternants

Loin des idées reçues, la voie de l’alternance est l’une des options pour suivre des études de commerce. De plus en plus d’étudiants choisissent la formule école/entreprise afin d’inscrire une ligne professionnelle sur leur CV. C’est aussi un moyen d’augmenter son employabilité pour rentrer plus facilement sur le marché concurrentiel du travail. Au jeu du nombre d’étudiants en alternance, c’est l’Institut international du commerce et du développement de Paris et de Toulouse (classé 26ème) qui arrive en tête avec près de 64% d’alternants. Suivent la Montpellier Business School (14ème) et l’ESC de Clermont-Ferrand (33ème) avec respectivement 60% et 48% d’étudiants en contrat d’alternance ou de professionnalisation.

Les 10 écoles avec le plus haut taux d’alternants :

  • ICD Business School : 64%.
  • Montpellier Business School : 60%.
  • ESC Clermont-Ferrand : 48%.
  • Istec : 48%.
  • Brest Business School : 47%.
  • Paris School of Business : 40%.
  • ESC Pau Business School : 37%.
  • Inseec : 31%.
  • European Business School Paris : 31%.
  • Ecole de Management de Normandie : 31%.

A l’inverse, les trois meilleures écoles de commerce (HEC, Essec et ESCP Europe) ne comptent que peu d’alternants dans leurs rangs. La plus prestigieuse d’entre elles, HEC, compte 2% d’étudiants en alternance.

Les classements d’écoles : quel impact sur l’orientation ?

Top 5, top 10 ou top 20, le classement est devenu à la mode. Il en existe pour tous les sujets. Pour cela, il suffit de voir le succès du média d’info-divertissement Topito qui fournit quotidiennement des listes établies avec plus ou moins de critères sérieux. Les lycéens peuvent donc être tentés de choisir leur école comme ils choisissent les endroits « trop cool » à visiter dans le monde.

Quid des données qualitatives ?

Il est important de rappeler que le classement des écoles de commerce est réalisé à travers des données purement quantitatives. Les compétences acquises, la qualité des stages ou encore les qualités humaines des professeurs sont difficilement mesurables. Pourtant, ils peuvent grandement faciliter la réussite professionnelle d’un jeune diplômé. Le classement donne ainsi une ambiance dans le secteur du commerce mais il n’est évidemment pas un gage de réussite pour tous les étudiants.

Ne pas fermer la portes aux « dernières » écoles

Il serait facile de rayer les établissements figurant au-delà de la vingtième position en les qualifiant, de facto, de « mauvaises » écoles. Le classement des écoles de commerce réalisé par la rédaction du Figaro porte sur une quarantaine d’établissements. Il faut savoir que plusieurs centaines d’écoles dispensant des formations liées au commerce ou au management n’apparaissent pas dans l’index. De plus, l’écart entre la première et la dernière école n’est pas toujours palpable. Le rapport de force peut même s’inverser en matière de coût annuel. Le classement est surtout une manière d’estimer la notoriété de chacun des établissements.

Choisir une école en fonction de ses besoins

Il est d’abord recommandé de choisir son école de commerce en fonction de son projet professionnel. S’arrêter sur un classement n’est pas efficace. Le néo-bachelier peut se renseigner sur les différents diplômes délivrés par l’établissement, ainsi que les spécificités et les débouchés post-études. Enfin, le tri des candidatures sera fait par rapport au budget que peut allouer le lycéen à ses études de commerce et de management.

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