Stage à l’étranger : la bonne idée pour faire décoller sa carrière

L’Insee a publié début octobre ses prévisions sur la croissance française. Malgré une baisse du chômage attendue, le pourcentage de demandeurs d’emploi reste persistant. Des remèdes existent pour éviter de se retrouver, à la fin de ses études, dans l’impasse du marché du travail. Le stage à l’étranger est l’une des solutions à envisager sérieusement.

Une hausse de la croissance, la baisse du chômage

Une croissance française à +0,4% pour le quatrième trimestre de l’année en cours. C’est ce que prévoit l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, dans un rapport publié le jeudi 4 octobre. La croissance annuelle pourrait cette année atteindre +1,6%, alors qu’elle se situait à +2,3% en 2017. Le rapport met notamment en lumières la création de 130 000 postes par l’économie française cette année. Le pouvoir d’achat semble également repartir à la hausse. A l’image du regain que connaissent les ventes de voitures neuves dans l’Hexagone.

Le rapport de l’Insee évoque, par ailleurs, une prévision de la baisse du chômage. Il affiche, selon l’étude, « une tendance à la baisse au rythme d’environ -0,1 point par trimestre ». Ce qui l’établirait à près de 8,9% d’ici la fin de l’année. Une bonne nouvelle quand on sait que le taux a longtemps stagné autour des 10% après la crise des subprimes en 2007. Ces bons résultats ne doivent, cependant, pas faire oublier un chômage persistant sur le sol français.

Le stage à l’étranger : un facilitateur d’embauche

Fuir le chômage à la fin de ses études n’est pas évident. En moyenne, un jeune sur cinq se retrouve sans emploi après avoir terminé sa formation. Les formations courtes ou bouchées sont les plus durement touchées par ce phénomène. Des jeunes peuvent parfois se confronter à un marché concurrentiel qui exige une expérience professionnelle impossible pour de jeunes diplômés. Des demandeurs d’emploi, essentiellement en zones rurales ou mal desservies par les transports en commun, souffrent d’un manque de mobilité géographique.

Qu’est-ce que c’est ?

Le stage à l’étranger s’inscrit comme une opportunité unique d’améliorer son employabilité durant ses études. Un étudiant peut ainsi, dans le cadre de son cursus universitaire, envisager de partir trois, six mois ou un an dans une entreprise implantée aux quatre coins du monde. Le principe est le même qu’un stage en France, à la nuance près qu’il requiert une certaine organisation et beaucoup de motivation. Le stage à l’étranger ne date pas d’hier. De nombreuses formations exigent chaque année que leurs étudiants s’envolent un peu partout pour parfaire un niveau en langue par exemple. Les formations liées à l’enseignement des langues ou au business international envoient régulièrement des étudiants francophones dans des entreprises étrangères.

Que va m’apporter un stage à l’étranger ?

« Pourquoi ferais-je un stage aux Etats-Unis, en Australie ou en Inde alors que je peux en effectuer un en France ? ». Cette question revient régulièrement dans la bouche des étudiants qui ne perçoivent pas l’utilité d’avoir une expérience à l’international. En effet, il existe des offres de stage en France tout aussi séduisantes qu’à l’étranger. L’un des premiers freins évoqués par les étudiants et les jeunes diplômés concerne le coût du séjour. Il est vrai que dans certains pays, il est nécessaire de prouver sa solvabilité. En clair, c’est un papier de la banque attestant de ressources financières suffisantes pour rester plusieurs mois dans un pays étranger. C’est le cas de deux pays se trouvant outre-Atlantique : les Etats-Unis et le Canada. Le coût d’un stage à l’étranger peut être rapidement amortie par une expérience rémunérée. Sur le long terme, il s’agit de décrocher des postes mieux placés et plus intéressant financièrement.

  1. Une belle ligne sur le CV
  2. Une curiosité et une ouverture d’esprit
  3. Une nouvelle manière de travailler
  4. Un moyen de perfectionner une langue étrangère

Une belle ligne sur le CV

L’expérience d’un stage à l’étranger permet d’inscrire une belle ligne sur son curriculum vitae. Les employeurs et les recruteurs sont de plus en plus soucieux aux expériences variées d’un candidat. Un stage à l’étranger peut permettre de faire la différence avec d’autres demandeurs d’emploi. Le livre Mon stage à l’étranger – les clés de la réussite explique que « les étudiants qui ont connu une aventure internationale augmentent leurs chances d’activité professionnelle de 50% ». Les acteurs de la mobilité internationale, comme l’agence de recrutement Pole Emploi, encourage une démarche de travail temporaire à l’étranger.

Une curiosité et une ouverture d’esprit

Les étudiants et les jeunes diplômés qui ont pris le pari de faire un stage à l’étranger sont unanimes : Ils ont gagné en maturité. Leur curiosité est souvent le facteur clé qui les a poussé à partir. Un stagiaire international découvre un nouvel environnement mais aussi une nouvelle culture. Le stage à l’étranger n’a pas qu’une vocation professionnelle. C’est aussi un moyen de voyager et découvrir le monde qui nous entoure.

Une nouvelle manière de percevoir le travail

Tous les pays n’ont pas la même législation en termes de travail. C’est le même constat concernant les méthodes de travail. En effet, un stage à l’étranger peut être déroutant au premier abord. On découvre un métier avec une langue peu commune et des approches professionnelles bien différentes selon les pays. En Allemagne, par exemple, la ponctualité est une règle d’or quel que soit la situation (début de poste, réunion ou mission à effectuer). Au Royaume-Uni, il est courant d’utiliser les e-mails et les SMS pour communiquer avec ses collaborateurs. Dans le pays de l’oncle Sam, c’est le brainstorming qui règne. Les managers et les team leaders apprécient le travail collaboratif. Un stagiaire peut donc régulièrement se voir solliciter pour le choix d’un logo ou le lancement d’un nouveau produit.

Un moyen de perfectionner une langue étrangère

Un stage à l’étranger enduit forcément la pratique d’une langue différente. A moins que le lieu du stage se trouve chez le voisin suisse ou dans la province francophone du Québec. La plupart du temps, l’anglais est la langue la plus pratiquée. Certaines entreprises requièrent d’ailleurs d’avoir un niveau intermédiaire ou courant pour espérer décrocher un stage chez elles. Une immersion dans une entreprise américaine ou australienne améliore les compétences linguistiques d’un demandeur d’emploi. A son retour en France, il pourra faire figurer la maîtrise d’une nouvelle langue sur son CV. C’est une compétence professionnelle non-négligeable. Ainsi, d’après Cadremploi, près de 78% des sociétés françaises assurent que leur besoin d’employés maîtrisant la langue de Shakespeare s’est envolé sur les trois dernières années.

Dans quels domaines ?

Ce type de programme à l’étranger n’est plus uniquement ouvert à ceux qui veulent devenir interprète, traducteur ou guide-conférencier. Les secteurs commercial et marketing restent prédominants. Mais, aujourd’hui, la plupart des domaines sont couverts par un stage à l’étranger. En voici quelques exemples :

  • Chargé de réseaux sociaux (ou Community manager) à Riberalta en Bolivie.
  • Assistant en ressources humaines à Rabat, au Maroc.
  • Développeur commercial à Phnom Penh au Cambodge.
  • Assistant des ventes à Montréal (province de Québec), au Canada.
  • Développeur de jeux à Melbourne, en Australie.
  • Chargé de communication à Stockholm, en Suède.

A qui s’adresse le stage à l’étranger ?

Lorsqu’on évoque un stage, on pense nécessairement à un jeune formé dans l’enseignement supérieur. L’expérience à l’étranger s’adresse effectivement principalement à des étudiants, sans limite d’âge. Pour être éligible à des programmes de stage à l’étranger, les étudiants doivent être majeurs. Ils doivent justifier d’une inscription à une université, à un centre de formation agréé ou à une école privée. Le stage se déroule principalement dans un cadre de fin d’études. En revanche, certaines entreprises proposent des stages pour des jeunes diplômés qui sortent tout juste du système scolaire. C’est le cas des Etats-Unis qui propose un permis de séjour – ou visa J-1 Trainee – à destination des demandeurs d’emploi et des personnes peu qualifiées. En revanche, le stage convoité doit avoir un rapport avec le domaine de formation suivi par le candidat en France.

La question de la langue peut freiner un candidat au départ. Il n’est pas nécessaire d’être bilingue ou polyglotte pour séjourner professionnellement à l’international. En revanche, des nombreuses offres comportent la mention de notions intermédiaires voire poussées en anglais ou en espagnol principalement. Le stage à l’étranger s’adresse donc à des personnes qui ont des connaissances linguistiques suffisantes pour communiquer en entreprise. Avoir des notions de langue dans le domaine d’activité est donc un vrai plus.

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