Tout savoir sur le stage rémunéré en France

Aujourd’hui, un stage de minimum deux mois permet aux étudiants d’obtenir une gratification. Depuis 2014, le stage rémunéré et conventionné a durci sa réglementation. Dans quel cadre s’applique-t-il ? Par quels moyens le trouver ? Réponses.

Plus d’un tiers des étudiants réalise un stage chaque année

Contrairement aux Etats-Unis où le stage en entreprise n’est pas développé, la période de formation professionnelle est courante dans l’Hexagone. C’est même devenu une étape importante dans un cursus universitaire et ce, quel que soit le domaine suivi. C’est l’occasion pour les étudiants de pratiquer ce qu’ils ont appris à la faculté. Et, pour certains, le stage est un moyen de pousser les portes d’un marché du travail ultra concurrentiel. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, 34% des étudiants ont réalisé un stage entre 2016 et 2017. Ce pourcentage augmente selon les spécialités : deuxième année de DUT (88%), troisième année de licence professionnelle (83%) et troisième année en école d’ingénieur (85%). En revanche, toutes les périodes de stage ne donnent pas lieu à une rémunération. En effet, « seulement 42% des stagiaires ont reçu une gratification en 2008-2009 », précise le site Digischool.

Stage rémunéré : dans quel cadre ?

En France, le stage est soumis à des conditions bien précises et réglementées. En dehors de la Mission locale, aucun autre organisme que l’établissement de formation (université, école, centre de formation d’apprentis etc.) n’est à même de délivrer une convention de stage. Depuis une loi du 10 juillet 2014, la période professionnelle ne peut dépasser les six mois, à l’exception des stagiaires issus des Grandes écoles de commerce et de management qui peuvent aller jusqu’à un an de stage.

Une période de deux mois de stage

Le décret oblige également les entreprises à verser une rémunération minimale, autrement appelée gratification, dès que le stage dépasse les deux mois d’apprentissage. En clair, il suffit que l’étudiant passe 44 jours ou 308 heures en entreprise pour être payé. Il peut s’agir d’une période consécutive durant laquelle l’étudiant se met entièrement à disposition de l’entreprise. Mais également d’une période non consécutive dans le cadre d’une rotation entre les cours et la pratique professionnelle.

Une gratification valorisée chaque année

La rémunération d’un stage n’est pas un salaire à proprement parler. Cette distinction vient justement du fait que le stage ne relève pas du droit d’un salarié. En 2018, l’indemnité horaire s’élève à 3,75 euros (contre 3,60 euros en 2017 et 2016 et 3,30 euros en 2015). Ainsi, pour un stage rémunéré à temps plein, l’étudiant peut espérer toucher 554 euros par mois. Attention, il s’agit du minimum légal. Certains secteurs s’avèrent beaucoup plus généreux, notamment dans les domaines de la finance, du marketing ou de la comptabilité.

Dans quels cas la rémunération n’est pas obligatoire ?

Cette gratification n’est pas obligatoire si le stage se situe en dessous des deux mois de formation. En effet, dans l’optique d’un stage ne durant que quelques semaines, l’entreprise n’a pas l’obligation de verser une indemnité. Ce qui peut, parfois, entraîner des abus de la part d’entreprises enchaînant les stagiaires de courte durée. C’est pourquoi la loi du 10 juillet 2014 entend renforcer le statut du stagiaire en plus de valoriser le travail effectué par les étudiants en entreprise.

Comment trouver son stage rémunéré ?

Qu’il soit rémunéré ou non, trouver un stage n’est pas toujours facile. Bien souvent, les étudiants doivent s’y prendre très tôt dans leurs démarches afin de s’assurer de trouver une entreprise d’accueil.

  1. L’envoi de candidatures spontanées
  2. Passer par le réseau professionnel
  3. S’inscrire sur les sites internet spécialisés

L’envoi de candidatures spontanées

C’est un incontournable dans la recherche d’un stage rémunéré. Comme un demandeur d’emploi, l’étudiant devra rédiger une candidature adaptée à l’entreprise visée. Pour ce faire, il est important de lister toutes les structures intéressantes pour développer son projet professionnel. Dans sa lettre de motivation, le futur stagiaire devra préciser les conditions de son stage, en détaillant les périodes effectuées en entreprise.

Passer par le réseau professionnel

Les experts et les coachs en recherche d’emploi le clament haut et fort : il faut passer par son plus proche réseau. Pour cela, les étudiants peuvent partager une recherche de stage rémunéré sur les réseaux sociaux comme LinkedIn ou encore Twitter. Le réseau familial est aussi une solution. Communément appelé le piston, cette méthode permet de s’entourer de ses proches pour optimiser sa recherche. Enfin, les établissements scolaires ont des contacts professionnels à travers le réseau des anciens élèves.

S’inscrire sur les sites internet spécialisés

Dans l’optique d’une recherche de stage plus urgente, l’étudiant peut consulter des sites internet spécialisés. Des plateformes comme Skiliz proposent des stages un peu partout en France et dans des domaines très différents (ressources humaines, événementiel ou encore marketing). L’avantage de passer par une plateforme digitale est de candidater pour une offre déjà existante. La probabilité de réussite est donc plus importante qu’une candidature spontanée envoyée à l’aveugle.

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