Financial Times 2018 : les meilleures écoles de commerce européennes

Début décembre, le Financial Times a dévoilé son classement mettant en avant les meilleures écoles de commerce européennes. Vingt-cinq écoles françaises figurent parmi les établissements les plus prestigieux du Vieux-Continent. Trois universités françaises sont présentes dans le top 10 élaboré par le journal spécialisé britannique. Cocorico.

Financial Times 2018 : un palmarès réputé

Quelle école de commerce choisir ? Comment bien s’orienter dans ce milieu ultra-concurrentiel ? Hasard du calendrier ou non, au moment où les étudiants arpentent les salons étudiants et choisissent leur orientation professionnelle, les classements des grandes écoles pleuvent en cette fin d’année. Après l’attendu palmarès des écoles de commerce élaboré par Le Figaro en 2019, c’est un autre journal qui a fait paraître son prestigieux top des établissements. Comme chaque année au mois de décembre, le Financial Times publie son classement et répertorie les meilleurs programmes universitaires en matière de commerce et de management. En tout, le quotidien économique et financier britannique élabore près de sept rankings d’écoles délivrant le grade de Master en finance et en gestion, les écoles post prépa ou les cours de formations pour les cadres en reconversion professionnelle. L’un d’eux, le classement des meilleures schools of business européennes, jouit d’une certaine réputation dans le milieu. C’est notamment l’occasion pour les meilleures écoles de commerce de se féliciter des progressions réalisées d’une année sur l’autre.

Trois écoles françaises dans le top 10

La notoriété dégagée de ce classement permet aux étudiants intéressés par les milieux commerciaux et financiers de sélectionner les meilleures écoles de commerce à intégrer pour réussir leurs études. L’année dernière, seules deux écoles de commerce françaises figuraient dans le palmarès des grandes écoles de commerce. Cette année, l’Ecole supérieur des sciences économiques et commerciales fait son apparition. En effet, l’Essec Business School était à la 23ème place. Lors du dernier classement dévoilé le 3 décembre dernier, l’école implantée à Cergy-Pontoise a gagné près de 15 places (8ème). Les deux autres écoles de commerce sont beaucoup plus habituées à être en tête de l’affiche. L’HEC Paris (Jouy-en-Josas) se classe en seconde position, derrière l’indétrônable London Business School de Londres. Pour compléter le podium, l’Insead Business School, l’institut européen d’administration des affaires, gagne deux places par rapport à l’année passée.

Le classement figurant les meilleures écoles de commerce européennes (et leur évolution par rapport à 2017) :

  1. London Business School (Royaume-Uni) (=)
  2. HEC Paris (France) (=)
  3. Insead Business School (France) (+2)
  4. Université de Saint-Gall (Suisse) (=)
  5. Iese Business School (Espagne) (+2)
  6. Università Bocconi (Italie) (=)
  7. IMD Business School (Suisse) (+3)
  8. Essec Business School (France) (+15)
  9. Rotterdam School of Management (Pays-Bas) (=)
  10. Université d’Oxford (Royaume-Uni) (+2)

 

Comment sont classées les meilleures écoles de commerce ?

Des établissements sélectionnés avec soin

Toutes les établissements enseignant le commerce et le management ne peuvent prétendre figurer dans le palmarès général du Financial Times. Seules les écoles estampillées des labels Equis et AACSB apparaissent dedans. Créé en 1997, l’European Quality Improvement System (Equis) est une reconnaissance européenne qui accrédite les grandes écoles selon la dimension internationale ou la qualité de l’enseignement des professeurs. Une vingtaine d’écoles françaises ont l’accréditation de l’Equis. Le label AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), lui, provient du continent américain. Vieux de plus de cent ans, cette reconnaissance évalue les meilleures écoles de commerce dans près de 53 pays différents. L’Essec, huitième de classement 2018 du Financial Times cette année, a été la première école à recevoir le label AACSB en 1997.

Les principaux critères pris en compte :

  • Le salaire des anciens étudiants en rapport au secteur d’activité ;
  • Le statut des diplômés trois ans après leur sortie d’étude ;
  • Le pourcentage d’étudiants étrangers sur les campus ;
  • La mobilité internationale des diplômés  ;
  • Les expériences internationales réalisées pendant les études ;
  • Le pourcentage de femmes parmi les étudiants ;
  • La valeur ajoutée du salaire par rapport au coût de la formation ;
  • Le pourcentage de professeurs ayant le grand de docteur ;
  • Les objectifs des étudiants durant leurs études ;
  • L’accompagnement du service « Carrières » des établissements ;
  • Le pourcentage de diplômés recrutés dans les 3 mois ;
  • Le pourcentage de professeurs étrangers ;
  • Les langues étrangères nécessaires à l’obtention du diplôme ;
  • Le pourcentage de femmes parmi les professeurs, les étudiants et l’équipe dirigeante ;
  • Le pourcentage de femmes et d’étrangers dans l’équipe dirigeante ;
  • L’insertion professionnelle trois ans après leur sortie d’étude ;

Employabilité et expérience à l’international : critères déterminants

Pour déterminer son rang de grandes écoles de commerce, la rédaction du Financial Times prend en compte plusieurs facteurs importants. Pour cela, les enquêteurs font passer des questionnaires auprès des diplômés d’écoles de commerce après trois années d’expérience en milieu professionnel. En dehors de l’excellence académique et du rayonnement international, la mobilité internationale des jeunes diplômés tout comme leurs expériences à l’étranger est l’un des critères à prendre en compte. En effet, de plus en plus d’écoles encouragent leurs étudiants à réaliser des stages aux quatre coins du globe. L’employabilité est une autre valeur que le Financial Times prend en compte à l’image du pourcentage de diplômés recrutés dans les trois mois après leur examens.

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