Étude : 1 recruteur sur 2 rejette un candidat pour son mauvais niveau d’orthographe

Une récente enquête révèle que plus d’un Directeur des ressources humaines sur deux accorde de l’importance au niveau d’orthographe d’un chercheur d’emploi au point d’écarter sa candidature. Près de 78% des salariés admettent faire très régulièrement des erreurs de grammaire, de conjugaison ou de syntaxe. Quelles sont les fautes les plus répandues ?

L’orthographe ? Un critère de recrutement important

Dans le milieu professionnel, c’est un peu l’Arlésienne. On sait que le niveau d’orthographe est un facteur de recrutement mais rarement à quel point il peut influer sur la décision finale. Ce lundi, le journal Le Parisien lève un peu plus le voile sur ce problème récurrent et parfois rédhibitoire au moment de rentrer sur le marché du travail. Les résultats démontrent que la langue française n’est pas que maltraitée sur les smartphones ou sur les réseaux sociaux. Les CV et les lettres de motivation contiennent aussi leur lot d’erreurs.

Selon une enquête réalisée par Opinion Way, plus de la moitié des DRH (52%) considèrent que le niveau d’orthographe d’une candidature est un critère pour l’écarter. A l’unanimité, ils déclarent que s’exprimer correctement à l’écrit est important que l’on soit en recherche d’emploi ou que l’on soit déjà en poste. Peu importe les compétences exigées par le métier visé. Ainsi, 99% des interrogés perçoivent le niveau d’orthographe comme une valeur importante au travail.

📃 Bon à savoir : le CV et la lettre de motivation apparaissent comme le premier contact entre le candidat et l’employeur. L’orthographe sur les réseaux sociaux, les blogs et toute trace écrite numérique n’est pas à délaisser pour autant, au contraire.

Les autres impacts d’un mauvais niveau d’orthographe

La négligence du candidat

Aux yeux d’un recruteur, un CV truffé de fautes d’orthographe équivaut à du laisser-aller de la part d’un candidat. Les DRH qui les voient vont automatiquement assimiler la candidature à un manque de professionnalisme, de motivation voire d’intelligence à l’égard du poste visé par le demandeur d’emploi. La façon d’écrire les mots est donc une marque importante pour taper dans l’œil de l’employeur, ou à défaut ne pas le refroidir.

Une mauvaise image de l’entreprise

Parfois redoutée des commerciaux qui envoient des courriels à longueur de journée pour appâter leurs prospects, l’orthographe est pourtant primordiale pour renvoyer une bonne image de l’entreprise. La communication externe préoccupe tellement les recruteurs qu’ils sont 92% à estimer qu’une mauvais maîtrise de la langue française peut avoir un impact négatif sur la notoriété et la crédibilité.

Un frein à la carrière professionnelle et son évolution

Le niveau d’orthographe dans le milieu professionnel ne joue pas uniquement sur l’embauche d’un chercheur d’emploi dans une entreprise. L’évolution de carrière peut, elle aussi, être sérieusement mise en péril à cause de fautes d’inattention. En effet, 15% des 205 responsables de ressources humaines sondés jugent qu’un mauvais emploi de la langue française peut “freiner une promotion” vouée à un collaborateur.

Les fautes d’orthographe les plus répandues

Dans le giron des erreurs les plus commises, on retrouve les fautes d’accord sur les adjectifs ou sur les participes passés – notamment celui tant redouté sur le complément d’objet direct (COD). Sur les lettres de motivation, les candidats font parfois la confusion entre le futur et le conditionnel. “Si vous me recrutez dans votre entreprise, je serai” devient ainsi pour certains “je serais”, marque d’un futur certain et inapproprié dans ce cas présent. Les recruteurs constatent aussi des amalgames regrettables entre le « ce » et le « se« , le « quoique » et le « quoi que » ou entre le “peut” et le peu”.

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Toujours selon l’étude, plus de la moitié des recruteurs sondés (54%) seraient prêts à payer une formation aux employés les plus cancres en la matière. Qui plus est que 78% des salariés admettent faire “très régulièrement” des fautes d’orthographe au travail. De là à imposer une dictée obligatoire pour tous les bonnets d’âne de l’entreprise ?

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